Types d'intelligence

Aucune définition de l'IA n'est véritablement reconnue universellement, chacune comportant ses qualités et ses défauts.Une autre manière peut-être plus complète de la définir est de scinder l'intelligence artificielle en deux groupes :                                

Il existe deux types d’Intelligence  Artificielle selon leur modèle de fonctionnement:


-L’Intelligence Artificielle dite faible ou encore descendante:

Il ne s’agira pas de copier l’intelligence d’un humain, mais de l’imiter. Cette Intelligence Artificielle vise à reproduire le comportement spécifique observé à l’avance et non son fonctionnement.  Ainsi ces programmes ne peuvent pas évoluer, ils effectueront  toujours ce pour quoi ils ont été programmé. Ils  sont donc très performants dans leur domaine seulement. Malgré cela, ce sont les plus utilisés car ils sont les plus pratiques et rapides à réaliser. Une telle intelligence permet par exemple à une machine de démonter des théorèmes, de jouer aux échecs…Nous avons des exemples concrets avec les programmes de conversation comme ELIZA (pour accéder au programme, cliquez ici) ou Cleverbot (cliquez ici) ou encore IGod (qui se prend pour un Dieu, cliquez ici); elles imitent de façon grossière le comportement des humains lors d’un dialogue. Joseph Weizenbaum, créateur du programme ELIZA, le dit lui-même: ces programmes semblent intelligents, mais ils ne le sont pas. Ils vont demander des détails sur ce que vous dites lors d’un dialogue, ils enregistreront  les données, mais ils seront incapables de comprendre ce qu’ils disent ou demandent. Impossible pour eux de l’expliquer, du fait qu’ils ne possèdent aucune conscience propre de soi. Ce type d'intelligence est également très présent dans le domaine du jeu vidéo. Les programmes, par exemple capables de jouer aux échecs ne comprennent pas ce qu'ils font et sont donc incapables d'élaborer des stratégies d'attaque : ils ne font que seulement analyser les différents coups à jouer.


-L’Intelligence Artificielle dite forte ou encore ascendante:

L'objectif lors de la création d'une IA forte est de créer un programme intelligent capable d'offrir un raisonnement logique proche de celui que pourrait offrir un Homme. On programmerait et établirait des choses simples et le programme aboutirait à des choses complexes. Mais plus important encore, cette intelligence artificielle posséderait une réelle conscience de soi. Ce qui lui offrirait un caractère humain encore plus important.Cependant, cette forme d'Intelligence n'a pas pu aboutir à un résultat acceptable.Contrairement à ce que l’on peut penser, les scientifiques s’intéressant à l’intelligence artificielle forte ne sont donc pas forcément des mathématiciens, mais il peut s’agir de philosophes, de neurologues car cette conscience s'accompagnerait comme chez l'Homme de sentiments réels. Cette IA forte devrait pouvoir être capable de comprendre ses raisonnements mais aussi d'en comprendre les tenants et les aboutissements.


L'intelligence artificielle soulève divers problèmes liés de manière générale aux domaines de la science, mais aussi de la philosophie. 

Ainsi on retrouve :

 • L'ingénierie et la mécanique avec la conception de nouvelles machines autonomes toujours plus performantes → les Robots par exemples. En effet, pour les rendre autonomes on leur associe des programmes informatiques nommés « IA »

• L'étude du cerveau humain, neurosciences cognitives, psychologie cognitives... etc. La création d'I.A performantes nécessite une bonne compréhension du cerveau humain mais aussi de son fonctionnement et de notre capacité à  l'exploiter.

• La philosophie de l'esprit. Les questions sur la conscience et la conception de l'autre. Comment un programme informatique peut-il avoir une approche humaine du monde qui l'entoure. Qu'elles sont les différences avec un homme si l'on part du principe que l'I.A est faite pour fonctionner comme un homme ? Si les progrès de l’intelligence artificielle sont récents, l’idée de concevoir des machines intelligentes remonte à la nuit des temps. Des statues articulées de l’Egypte ancienne (800 avant notre ère) aux robots, en passant par les automates de la Renaissance.

 

 

L’homme a longtemps rêvé d’animer la matière. Les automates, dont l’invention remonte à l’Antiquité, sont les plus anciens témoignages de l’intérêt des hommes pour une intelligence artificielle.

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